Ma critique de Pacific Rim

S’il y a bien un réalisateur que j’ai à l’œil, c’est Guillermo Del Toro. Depuis qu’il m’a traumatisée avec « Le Labyrinthe de Pan », j’ai découvert ou redécouvert avec plaisir la plupart de ses films. Je dois dire que j’ai une affection particulière pour les « Hellboy » qui mêlent avec finesse monde fantastique et humanité. C’est donc en toute confiance qu’on a foncé au ciné pour voir « Pacific Rim »!

Bande annonce ici 😉

En toute honnêteté, je ne m’étais pas du tout penchée sur le résumé du film. C’est donc vierge de tout préconçu que j’ai découvert le film. Je dois dire qu’au début, j’ai été plutôt surprise: je ne m’attendais pas vraiment à un histoire d’invasion extra terrestre. Mais bon, après tout, pourquoi pas? L’important, c’est ce que le réalisateur fait du film qui compte. J’ai donc patienté gentiment tout au long du film en attendant de trouver « la patte » Del Toro… Bah j’attends encore! Pour la patte Del Toro, il faudra attendre le prochain (peut être) parce que là, c’est tout sauf original comme film!

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Si on essaye de se faire une raison et d’oublier que c’est censé être un Guillermo Del Toro, que peut on en dire?

Les +

Il a une certaine originalité dans l’idée de base du film. En effet, les extra terrestres n’envahissent pas du ciel mais depuis les profondeurs des océans via une faille passerelle. Ces énormes monstres appelés « Kaiju » s’attaquent aux villes, détruisant tout sur leur passage. Remarquons d’ailleurs que, pour une fois, les monstres ne détruisent pas QUE les Etats Unis! Oui, ils détruisent aussi le Japon. Ça change un peu…

Pour les combattre, les hommes se sont alliés pour construire d’énormes robots (les Jeagers) pilotés par deux personnes. Les pensées des deux pilotes sont reliées par une passerelle neuronale. Là, j’avoue, c’est original: cette idée de connexion de deux cerveaux pour diriger une machine gigantesque est intéressante.

Les images sont bien faites. Les combats sont bien orchestrés, pas trop boulimiques. Les images de synthèse paraissent très réelles. C’est clairement un film fait pour la 3D (mais je l’ai vu en 2D…).

Les –

Soyons honnête: je l’ai trouvé totalement affligeant ce film. Les personnages ne sont que de pâles caricatures des personnages types de ce genre de film catastrophe! On trouve:

– le héros version « beau gosse » (joué par Charlie Hunnam) un peu dégouté de la vie suite à un accident traumatisant mais qu’on vient rechercher parce que lui seul peut sauver le monde.

– la belle ( jouée par Rinko Kikuchi) qui va forcément tomber amoureuse du héros et qui va forcément devenir sont copilote puisqu’il lui en faut un et qu’elle en rêve. Dans le cas présent, il s’agit d’une asiatique: OK, ça change de la blonde plantureuse.

– la figure paternelle: ici le « major » (joué par Idris Elba).

– le mathématicien à moitié fou bourré de tics et de TOCs. Tellement surjoué que j’en arrivais à croire que c’était du second degré.

– le savant-aventurier qui a des idées folles que personne ne veut croire. Forcément, il ne s’entend pas avec le mathématicien mais, à la fin, ils arrivent quand même à s’entraider et ils deviennent copains. C’est touchant…

– le deuxième beau gosse qui est plutôt une version masculine de « la peste » typique des films d’ados. En gros, c’est le mec fier, trop fort et meilleur de tous qui n’apprécie pas la concurrence du héros. Bien évidement,  c’est le genre de personnage qui est soit sauvé par le héros à la fin et devient son super pote, soit se sacrifie pour sauver le monde ce qui nous prouve qu’en fait c’est un gars bien (non, je ne spoilerai pas: la réponse est dans le film ^^).

– le mafioso qui profite de la situation (joué par Ron Perlman, acteur fétiche de Guillermo Del Toro).

– je vous passe les détails des triplés surdoués chinois ou du couple de l’Europe de l’Est froid comme le mur de Berlin: ils ne font que passer.

Tout ça pourrait être rattrapé par un scénario bien ficelé mais, là encore, pas de surprise: on reste dans les codes du genre.

Mon moment préféré

« – mais Major, si vous montez dans cette machine, vous allez mourir!

– Si je n’y vais pas, nous allons tous mourir »

Il n’y a pas à dire, c’est beau comme du pain-beurre-vache qui rit.

En conclusion

Je suis allée voir un Guillermo Del Toro, j’ai vu un Transformers. Si vous aimez les films type Transformers, foncez: vous allez adorer! Mais ne vous attendez pas à y trouver de la profondeur: ce film n’est absolument pas là pour ça!

wondermaman

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