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Ma critique de Pacific Rim

S’il y a bien un réalisateur que j’ai à l’œil, c’est Guillermo Del Toro. Depuis qu’il m’a traumatisée avec « Le Labyrinthe de Pan », j’ai découvert ou redécouvert avec plaisir la plupart de ses films. Je dois dire que j’ai une affection particulière pour les « Hellboy » qui mêlent avec finesse monde fantastique et humanité. C’est donc en toute confiance qu’on a foncé au ciné pour voir « Pacific Rim »!

Bande annonce ici 😉

En toute honnêteté, je ne m’étais pas du tout penchée sur le résumé du film. C’est donc vierge de tout préconçu que j’ai découvert le film. Je dois dire qu’au début, j’ai été plutôt surprise: je ne m’attendais pas vraiment à un histoire d’invasion extra terrestre. Mais bon, après tout, pourquoi pas? L’important, c’est ce que le réalisateur fait du film qui compte. J’ai donc patienté gentiment tout au long du film en attendant de trouver « la patte » Del Toro… Bah j’attends encore! Pour la patte Del Toro, il faudra attendre le prochain (peut être) parce que là, c’est tout sauf original comme film!

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Si on essaye de se faire une raison et d’oublier que c’est censé être un Guillermo Del Toro, que peut on en dire?

Les +

Il a une certaine originalité dans l’idée de base du film. En effet, les extra terrestres n’envahissent pas du ciel mais depuis les profondeurs des océans via une faille passerelle. Ces énormes monstres appelés « Kaiju » s’attaquent aux villes, détruisant tout sur leur passage. Remarquons d’ailleurs que, pour une fois, les monstres ne détruisent pas QUE les Etats Unis! Oui, ils détruisent aussi le Japon. Ça change un peu…

Pour les combattre, les hommes se sont alliés pour construire d’énormes robots (les Jeagers) pilotés par deux personnes. Les pensées des deux pilotes sont reliées par une passerelle neuronale. Là, j’avoue, c’est original: cette idée de connexion de deux cerveaux pour diriger une machine gigantesque est intéressante.

Les images sont bien faites. Les combats sont bien orchestrés, pas trop boulimiques. Les images de synthèse paraissent très réelles. C’est clairement un film fait pour la 3D (mais je l’ai vu en 2D…).

Les –

Soyons honnête: je l’ai trouvé totalement affligeant ce film. Les personnages ne sont que de pâles caricatures des personnages types de ce genre de film catastrophe! On trouve:

– le héros version « beau gosse » (joué par Charlie Hunnam) un peu dégouté de la vie suite à un accident traumatisant mais qu’on vient rechercher parce que lui seul peut sauver le monde.

– la belle ( jouée par Rinko Kikuchi) qui va forcément tomber amoureuse du héros et qui va forcément devenir sont copilote puisqu’il lui en faut un et qu’elle en rêve. Dans le cas présent, il s’agit d’une asiatique: OK, ça change de la blonde plantureuse.

– la figure paternelle: ici le « major » (joué par Idris Elba).

– le mathématicien à moitié fou bourré de tics et de TOCs. Tellement surjoué que j’en arrivais à croire que c’était du second degré.

– le savant-aventurier qui a des idées folles que personne ne veut croire. Forcément, il ne s’entend pas avec le mathématicien mais, à la fin, ils arrivent quand même à s’entraider et ils deviennent copains. C’est touchant…

– le deuxième beau gosse qui est plutôt une version masculine de « la peste » typique des films d’ados. En gros, c’est le mec fier, trop fort et meilleur de tous qui n’apprécie pas la concurrence du héros. Bien évidement,  c’est le genre de personnage qui est soit sauvé par le héros à la fin et devient son super pote, soit se sacrifie pour sauver le monde ce qui nous prouve qu’en fait c’est un gars bien (non, je ne spoilerai pas: la réponse est dans le film ^^).

– le mafioso qui profite de la situation (joué par Ron Perlman, acteur fétiche de Guillermo Del Toro).

– je vous passe les détails des triplés surdoués chinois ou du couple de l’Europe de l’Est froid comme le mur de Berlin: ils ne font que passer.

Tout ça pourrait être rattrapé par un scénario bien ficelé mais, là encore, pas de surprise: on reste dans les codes du genre.

Mon moment préféré

« – mais Major, si vous montez dans cette machine, vous allez mourir!

– Si je n’y vais pas, nous allons tous mourir »

Il n’y a pas à dire, c’est beau comme du pain-beurre-vache qui rit.

En conclusion

Je suis allée voir un Guillermo Del Toro, j’ai vu un Transformers. Si vous aimez les films type Transformers, foncez: vous allez adorer! Mais ne vous attendez pas à y trouver de la profondeur: ce film n’est absolument pas là pour ça!

wondermaman

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Ma critique de World War Z

© Paramount Pictures

© Paramount Pictures

Je suis fan de film d’horreur et les zombies et bien j’adore ! (oui je pense à consulter). Donc on peut dire que niveau morts-vivants j’ai une certaine expérience… en tout cas cinématographique et littéraire 😉 Donc quand j’ai vu la bande-annonce de WWZ, je me suis dit « tiens, pourquoi pas ! ».

Au niveau rythme ça a l’air de se tenir, je suis surtout impressionnée par les images de zombies agglutinés les uns aux autres façon fourmillière pour passer par dessus des murs. Je n’ai jamais vu ça. Et les affiches placardées dans le métro me scotchent. Ils ont fait plusieurs versions de l’affiche pour différentes villes : New York, Londres ou encore Paris. Tu sens une vraie peur (tout en sachant que ce n’est que de la fiction) et plein de questions se sont bousculées dans ma tête : mais d’où vient ce comportement ? Sont-ils intelligents ? (bon ils utiliseraient plutôt des échelles) ou s’agit-il d’un fonctionnement de groupe avec conscience commune comme pour les fourmis ? (oui j’aime beaucoup Werber aussi :).

Le truc qui m’a fait tiquer c’est que le « héros » est interprété par Brad Pitt. Et là tout de suite ça casse l’ambiance. Il n’est pas habitué aux films de genre. Il a l’air trop propre sur lui. Ça va être un film hollywoodien à deux balles… Zut !

© Paramount Pictures France

© Paramount Pictures France

World War Z
Date de sortie : 3 juillet 2013
Durée : 1 h 56
Film américain réalisé par Marc Forster avec Brad Pitt, Mireille Enos, Elyes Gabel.

Résumé du film : Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos…
Les gens s’en prennent violemment les uns aux autres et un virus mortel semble se propager. Les êtres les plus pacifiques deviennent de redoutables ennemis. Or, les origines du fléau demeurent inconnues et le nombre de personnes infectées s’accroît tous les jours de manière exponentielle : on parle désormais de pandémie. Lorsque des hordes d’humains contaminés écrasent les armées de la planète et renversent les gouvernements les uns après les autres, Lane n’a d’autre choix que de reprendre du service pour protéger sa famille : il s’engage alors dans une quête effrénée à travers le monde pour identifier l’origine de cette menace et trouver un moyen d’enrayer sa propagation…

Bon je lui laisse sa chance et regarde les premiers avis basés sur la bande-annonce… Et là c’est le déluge de critiques ! Apparemment le film est inspiré d’un bouquin du même nom et juste en voyant la BA, les fans sont méga déçus. Je me dis « Ouaih c’est bien ce que je pensais Hollywood a encore tout édulcoré ! « . Re zut ! Et je décide d’en rester là…

Et puis un jour, après une séance de ciné au MK2 bibliothèque à Paris (mon 2e cinoche préféré après UGC Bercy à Paris) qui comporte une boutique merchandising, je tombe sur un coffret pas cher WWZ avec le livre de Max Brooks + des goodies. Et vraiment pas cher (- de 9 e) ! Je me dis aller tentons le coup comme ça je verrais si je suis d’accord avec les fans de la première heure.
Couv Livre World War Z

Je pars une semaine en vacances dans les landes avec 3-4 bouquins. Sachant que c’est sur la plage et dans le train que je lis le plus. Et finis par débuter le fameux WWZ. Ce que j’apprécie est qu’il est divisé en chapitres très courts. Ce qui permet de s’arrêter facilement sans perdre le fil. A un moment on est au Japon, puis aux Usa etc… En fait il s’agit d’un recueil de témoignages sur l’invasion zombie décrite par un observateur de l’ONU. Et c’est plutôt bien fichu ! L’auteur se pose vraiment plein de questions et même si les parties sur les armes utilisées et les stratégies militaires me barbent un peu, je reconnais qu’il a fait de sacrées recherches et qu’on apprend beaucoup de choses. On est réellement immergé dans ce que pourraient être le monde et les réactions des différents pays en cas d’attaque zombie.

C’est si passionnant qu’en une semaine j’ai avalé les 544 pages sans m’en rendre compte. Il aborde des points réellement nouveaux comme : comment survivre en hiver quand on a dû quitter les villes et que tous les magasins ont été pillés ? La question de la solidarité aussi qui fluctue au fur et à mesure que le conflit s’envenime. Faut-il obéir aveuglement aux ordres de ses chefs militaires au risque d’être fusillé dans le cas contraire même si on sait pertinemment que leurs décisions sont mauvaises ? Mais aussi : comment après être devenu un tueur de zombie peut-on se réinsérer dans la société nouvelle (un peu comme les anciens combattants après les guerres) ? Bref, bluffée la fille !

© Paramount Pictures

© Paramount Pictures

Il ne reste plus qu’à regarder le film et comparer … Je vais à une séance 3D et me rend rapidement compte que oui le film n’a rien à voir avec le bouquin. Alors que dans le bouquin, l’observateur de l’ONU se contente de recueillir des témoignages à travers le monde, dans le film on sait tout de la vie de Brad Pitt et l’intrigue tourne autour de lui. Il a une famille à protéger et c’est pourquoi il accepte de parcourir le monde pour trouver une solution au problème Zombie. La vitesse de contamination diffère, de même que le niveau de contagion voire une possible immunité, la « solution »  trouvée est aussi différente.
Je décide donc de prendre ce film pour une très très libre inspiration du bouquin et, pris comme ça, c’est plutôt sympa.

La femme de Brad Pitt a des réactions vraiment sympas au début du film. C’est pas un pot de fleurs comme on pourrait s’y attendre. Il y a quelques bons rebondissements inattendus (cf le super chercheur après l’atterrissage de l’avion) et d’autres scènes limite ridicules (cf les vélos). Le début est vraiment hyper vif. On est dans la tension mais ça s’essouffle malheureusement.

Je l’ai vu en 3D et ça reste intéressant pour quelques scènes mais ce n’est clairement pas indispensable ! Il y a quelques bonnes idées. Les gens ne sont pas parfaits et parfois agissent vraiment sans réfléchir (cf la scène à Jérusalem) et ça ça change !

© Paramount Pictures

© Paramount Pictures

Par contre, comme c’est bien hollywoodien et pour rester grand public, ils ont décidé de censurer tout les scènes gore. Au dernier moment la caméra bouge et on ne voit rien !!!  Bon pour la fin j’avoue c’est assez facile voire idiot. Je vous fais l’impasse sur le gros placement de produit avec Brad Pitt qui boit un pepsi® dans la dernière demie-heure. Franchement j’ai limite rigolé tellement c’était gros. Mais grosso modo c’était pas mal. Il manque plein de choses super intéressantes développées dans le bouquin ( la survie en hiver, plus de pays visités, les scènes de guerre, l’origine plus détaillée de la contamination, le retour à la civilisation etc…)

Mais ça reste un bon divertissement que je recommande ! Le gros plus est que pour une fois les zombies ne se traînent pas lamentablement mais qu’ils courent comme des « malades » et là c’est funny ! Et alors qu’on attendait vraiment pas Brad Pitt dans ce rôle au final c’est son film qui a rapporté le plus d’argent : plus de 50O millions de dollars de recettes dans le monde! Comme quoi il n’y a pas que moi qui aime les zombies 😉

(finalement je vais la repousser cette consultation !)

Note : 4 / 5

Supernana

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Séries Mania # 3 : The Following

 © Warner Bros. Television

© Warner Bros. Television

Vendredi, je me rends dans une petite salle pour voir les deux premiers épisodes de The Following. Je n’en avais jamais entendu parler mais le scénario me fait un peu penser au film Dragon Rouge (oui encore !) et puis Kevin Bacon, joue dedans et j’avoue j’aime beaucoup Kevin bacon 😉 On retrouve l’acteur de Hollow Man  et Footloose pour la première fois dans un rôle récurent dans une série. Peut-être le succès de sa femme, Kyra Sedgwick, dans la série The Closer (et dont il a réalisé certains épisodes)  lui a donné des envies ?

Avant la séance, Caroline Veunac, journaliste spécialisée en Séries TV, visiblement impressionnée de parler devant une salle remplie, nous fait une petite apologie de la série. Elle nous parle du réalisateur, Kevin Williamson connu pour avoir écrit et réalisé le célèbre Scream mais aussi dans un autre genre, avoir été l’auteur des scénarii de Dawson. Elle semble vraiment fan et nous promet des cliffhanger de ouf à la fin de chaque épisode… On verra ça !

Souci elle a tendance à trop en dire en nous parlant d’un trio amoureux entre l’enquêteur, le tueur et une fille. Résultat pendant tout le début du premier épisode dès que je vois une nana je me dis : « c’est elle ? C’est elle ? » Bref ça m’a accaparé un peu l’esprit au lieu de pleinement apprécier la nouveauté de la série… et ça j’apprécie moyen.

Le speech :

The Following, série américaine de Kevin Williamson, avec Kevin Bacon et James Purefoy, 2013 (15 x 42 minutes, 1 saison)

Quand le tueur en série Joe Carroll s’évade de prison, l’agent du FBI responsable de sa capture doit reprendre du service. Mais il ignore qu’en neuf ans, Carroll est parvenu à recruter un réseau de fidèles prêts à poursuivre son oeuvre…Par l’auteur de Scream, un thriller sous haute tension où la relation obsessionnelle des deux protagonistes n’est pas sans rappeler le mythe d’Hannibal Lecter.

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Ce que j’en ai pensé :

On entre bien dans l’histoire. Le principe de la secte de tueurs c’est assez fun. Bon ils sont juste un peu saoulant à répéter 20 fois dans la série non faut pas dire « secte » ni « adepte »… Une blague sur le politiquement correct pas drôle ? Je sais pas. N’empêche que c’est bien une secte zut !

Sinon Kevin Bacon a pris un petit coup de vieux … et il surjoue parfois. Ça pique les yeux. Ne vous inquiétez je ne vous spoile pas, on le sait dès le début : son personnage a été blessé à la poitrine et depuis il porte un pacemaker. Ok ton personnage a un pacemaker mais faut pas non plus que tu donnes l’impression de mourir à chaque fois qu’il faut courir sur 20 mètres… ça frise un peu le ridicule…

Il y a aussi à un moment dans la prison un effet de manches, enfin de « bracelets de prisonniers » censé nous faire sursauter… sauf que ça marche pas alors ils recommencent 2 secondes après puis encore une fois… Euh comme vous dire. Si ça a pas marché la première fois, faut pas recommencer dans la foulée c’est un poil ridicule… Il y a aussi des gros plans sur les visages qui ne servent à rien. Tu te dis juste euh ouaih c’est quoi le but ?

Au niveau psychologie des personnages ça reste un peu light disons… très facile, à l’américaine. Tout est noir ou blanc, bien ou mal et le gris bah ça existe pas mon petit bonhomme…

Par contre c’est pas mal de découvrir au fur et à mesure comment le tueur a recruté ses adeptes et les voir se « jeter à l’eau ». Par contre j’avoue autant le cliffhanger à la fin du 1er épisode est assez puissant autant celui à la fin du 2e est un peu ridicule.

Il y a un personnage aussi que j’aime bien dans cette série, le petit jeune du FBI qui l’air de rien s’y connait bien.. Et puis il met un peu d’humour dans tout ça. Un moment il a une réplique que j’ai trouvé top: « Tuer des gens je peux comprendre mais des chiens ! ». Il y en a que ça a fait marré dans la salle mais moi je l’ai pris entièrement au premier degré car je suis tout à fait d’accord. (Oui c’est le moment de me jeter des tomates pourries ! bah désolée mais les gens peuvent plus facilement se défendre que des pauvres chiens zut ). L’acteur c’est Shawn Ashmore , vu dans Xmen où il joue le jeune Bobby Drake/Iceberg. (J’en ferais bien mon 4 heures… En plus il a mon âge ! Que de coïncidences !!)

 © Warner Bros. Television

© Warner Bros. Television

Bref une série pas vraiment violente avec une bonne idée de base  mais un jeu d’acteurs et une réalisation assez moyenne… bon pas sûr que le scénario non plus nous tienne en haleine pendant de nombreux épisodes. Disons que c’est un honnête divertissement si on a rien de mieux à se mettre sous la dent !

Ma note : 2,5/5

Pour ceux que ça tente, voici le teaser…

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Séries Mania # 2 : Hannibal

© Gaumont International Television

© Gaumont International Television

Mardi j’arrive à 20 h 50 pour ma première projection dans le cadre du festival Séries Mania : « Hannibal ». La série est diffusée dans la plus grande salle. Elle n’est pas complètement remplie… mais quand même ! Arrivée juste 10 minutes avant la séance je me retrouve devant l’écran sur un des côtés de la salle, je suis bonne pour un torticolis pendant la projection. Peu importe je regarderai la série de diagonale et alors !

Le speech :

Hannibal, série américaine, de Thomas Harris et Bryan Fuller, avec Hugh Dancy, Mads Mikkelsen, Caroline Dhavernas, Laurence Fishburne
Cette nouvelle série de Bryan Fuller (Pushing Daisies) revient sur les années de jeunesse en tant que psychiatre du célèbre serial killer Hannibal Lecter – interprété ici par le charismatique danois Mads Mikkelsen – et sur sa relation fascinante avec le jeune profiler du FBI Will Graham. Portée par une esthétique de la mort raffinée et perturbante, cette série est sans conteste l’une des plus attendues de l’année.

Ce que j’en ai pensé :

J’étais super impatiente car j’en avais beaucoup entendu parlé. Et surtout l’énigmatique Mads Mikkelsen y reprend le rôle du célèbre Hannibal Lecter, le psychiatre cannibale. Je suis devenue une grande fidèle de cet acteur depuis que je l’ai vu crever l’écran dans « la Chasse » (que je ne saurai trop vous recommander malgré le sujet délicat qu’il aborde : un homme travaillant dans une école maternelle est accusé de pédophilie et voit son monde s’écrouler). Déjà fan des films avec Anthony Hopkins, je savais que le défi était difficile à relever. La série est présenté par Léo Soesanto, journaliste aux Inrockuptibles, qui visiblement est aussi fan que moi. Il nous prévient que la série est hyperviolente. (Pff même pas peur !) Mais digne héritière des films (ouf!)

Chutttt ! Le noir se fait. Ça commence… Je trouve que la psychologie des personnages est très bien travaillée. (J’adore ça dans les séries, films et livres) On ne voit pas les crimes être commis mais on constate le résultat et c’est vrai que ce n’est pas beau à voir ! L’épisode 2 en particulier est particulièrement gore (il y est question de champignons je n’en dirais pas plus…) Ce qui est intéressant aussi c’est que les criminels ont des motifs presque compréhensibles et ne font pas ça juste pour faire du mal… A chaque épisode, un nouveau tueur en série est poursuivi. Pendant ce temps là les personnages principaux évoluent.

© Gaumont International Television

Mads Mikkelsen revêt un masque de cire et reste imperméable à toute émotion mais on voit bien que dans sa tête ça gamberge. Il s’amuse vraiment à « aiguiller»  le FBI sur une piste (bonne ou mauvaise). A l’opposé le consultant du FBI Will Graham (interprété par Edward Norton dans le film « Dragon Rouge ») est une vraie éponge à sentiments et limite autiste. Il entre littéralement dans la peau des tueurs et vit leurs meurtres jusqu’à se perdre lui-même. Le face-à-face entre les deux personnages est passionnant et après les 2 premiers épisodes j’ai hâte de voir la suite !

Moments « humour » : régulièrement on voit le Dr Lecter se préparer un bon petit plat et le déguster avec délectation. Steak de bœuf ou bifteck de jolie blonde le doute persiste et c’est d’autant plus intéressant quand il invite les agents du FBI à dîner… A suivre donc !

Ma note : 4,5/5

Supernana

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Séries Mania # 1 : plongée dans le festival des séries made in Paris

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L’un des bons côté de vivre à Paris est de pouvoir participer à plein de festivals culturels et autres salons. En cherchant bien on en trouve facilement un par semaine. Et il y en a largement pour tous les goûts. Aujourd’hui je vais vous parler de « Séries Mania », un festival consacré aux nouveautés en séries et que j’ai découvert avec bonheur l’an dernier.

Le festival Séries Mania s’est déroulé du 22 au 28 avril au forum des images, dans le centre commercial des Halles. Entièrement gratuit : cool ! Mais dans les Halles : beurk… Disons que je vous conseille de mettre des vêtements passe-partout et surtout des talons plats si vous y aller. Non pas que je sois influencée par les reportages de W9 sur les gangs qui se retrouvent le soir à cette jonction des RER A, B et D (mais un peu quand même). Disons que je « trace » et que niveau marche rapide quand je vais faire un tour aux Halles le soir, j’ai mon quota;)

Donc pour cette édition riche en belles promesses, j’ai choisi quatre séances (bon cinq au début mais j’avoue… aller tous les soirs aux Halles même pour de supers séries c’est pas super motivant). D’habitude pour les festivals au forum je m’y rends le jour J, à l’heure H et la minute M de la mise en vente des places pour être sure d’avoir ce qui me plaît. Mais là quand même ça tombait sur le seul jour où il a fait beau et chaud depuis 6 mois…. Et passer 3 heures enfermée à faire la queue en grignotant un sandwich à 10 euros plutôt que déjeuner tranquillement au soleil avec mes collègues… bon disons que je n’ai pas hésité longtemps !

Pour me mettre la pression, sur le facebook du festival j’ai eu le droit à une photo de la queue devant les guichets… Bon j’ai eu un peu peur… Mais j’ai tenu le coup. Il fait beauuuuu aujourd’hui zut alors ! Je suis Bretonne, blanche comme un cachet d’aspirine, je ne peux pas dire « non » à un déjeuner au soleil:) Et pour une fois, mon idée a été la bonne vu que quand je me suis rendue sur place le soir même (faut pas exagérer non plus c’était le Jour J des ventes), m’attendant à une queue de 2 kms de long et bien j’ai eu de la chance !  Je suis passée juste derrière un petit jeune et j’ai pu avoir tout ce que je voulais:) Bonheur !

J’ai donc opté pour mardi 23 avril : Hannibal à 21 h ; Vendredi 26 avril : The following ; Samedi 27 avril : le marathon Walking dead et enfin Dimanche 28 avil : In the Flesh. Alors vous voulez savoir si ça valait le coup ? Patience…:)

Supernana

Pour les plus curieux voici la bande-annonce :!

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Plein les zoreilles : Alt-J

J’avoue que, personnellement, en musique, j’aime les voix graves, chaudes (genre qui transpirent la testostérone quoi) un peu à la Björn Berge (quoi ??? tu ne connais pas Björn Berge ??? Bon bah il va falloir que je t’écrive un truc sur lui aussi alors!). Bref, en gros, la petite voix nasillarde de Alt-J n’était, à priori, pas du tout mon genre quoi ! Mais force est de constater que chaque passage radio de ce groupe m’interpellait. Je ne sais pas… il y avait comme un truc qui me touchait !

Je me suis donc un peu penchée sur ce groupe… et je me suis rendue compte que je connaissais déjà plusieurs de leurs titres et que, en plus, je les appréciais tous ! Conclusion, je me suis offert le CD !

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crédit photo: Alt-J

La grosse difficulté avec Alt-J, c’est que c’est un OVNI musical ! Difficile de les comparer à l’un ou l’autre : ils ont un style qui leur est propre ! Parfois, quelques notes rappellent un bout de Daft Punk , parfois c’est du Muse en moins rock ou carrément du Piers Faccini voire du Arcade Fire… Bref, ils sont inclassables !

Il y a dans ce groupe une musicalité, une orchestration, une construction des morceaux absolument incroyable ! Le travail des voix et des chœurs donne une puissance à la mélodie qui monte par grandes vagues. C’est mon côté guimauve : j’aime bien les jolis mélodies. D’ailleurs, les chants me rappellent un peu, par moments, Simon & Garfunkel.

Mais au delà de la simple mélodie, il y a les arrangements : soigneusement choisis et placés, ils donnent un volume, une amplitude à des titres qui auraient pu être trop plats. Associé à une batterie bien marquée et une basse très présente, ronde et chaude, le piano apporte une touche de légèreté presque aérienne. Les morceaux sont construits un peu à la manière d’une histoire, d’un scénario de film : ils sont parfois lents, introspectifs puis montent soudainement en intensité, en puissance pour se calmer ou exploser en apothéose !

Ce qui fait que, finalement, la voix un peu trop aiguë, un peu trop nasillarde à mon goût, je l’ai très vite oubliée pour me fondre dans cet univers !

Et voilà comment Alt-J est venu s’installer dans ma voiture pour accompagner mes enfants à la crèche le matin. C’est notre bulle de douceur et de zénitude avant d’affronter la journée;).

Vous avez envie d’écouter? Voici mon titre préféré:

http://www.youtube.com/watch?v=rVeMiVU77wo

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J’ai lu Houellebecq !

J’avoue, à la base, ce n’est pas trop mon truc Houellebecq… Moi, j’aime les romans fantastiques, arthuriens, héroïque fantasy, etc. Mais ce petit livre trônait tout seul dans la salle d’attente du médecin. Comme j’étais en période de disette livresque et qu’il s’agissait d’un « livre vagabond » (NDLR : livre mis à disposition de ceux qui le souhaitent. Seul impératif : le remettre dans un point de dépôt une fois lu), je me suis dit, « pourquoi pas ».

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crédit photo: wondermaman

Ce livre s’appelle « Les Particules Élémentaires ». C’est un tout petit livre pas bien épais. A priori, le genre d’ouvrage que j’avale en quelques jours. Mais c’était sans compter sur le « talent » de Houellebecq ! Oui, il faut le savoir, cet auteur a un talent indéniable pour m’endormir ! Il a un effet soporifique absolument incroyable : j’ai vu m’endormir en moins de 2 pages… un exploit quand on sait que j’ai de grosses tendances insomniaques !

Pour ce qui est de l’histoire en elle même, elle est assez inexistante sommaire … il s’agit de la vie de deux frères abandonnés/ délaissés par leur mère. Ces enfants grandissent et deviennent des hommes. Mais, profondément marqués par leur mère, ils ne parviennent pas à mener une vie « normale ». On tombe alors dans la caricature du mec absolument obsédé par le sexe sous toutes ses formes mais contraint à une sexualité débridée seul ou avec des professionnelles de la chose. A l’opposé, on a l’autre frère, totalement désintéressé de la vie d’une manière générale mais brillant chercheur… bref, deux mecs totalement désabusés qui vivent dans une société à laquelle ils ne peuvent s’adapter ! Passons sur les longs paragraphes « philosophiques » de pseudo science et les apartés sans aucun rapport avec l’histoire… ça avait certainement une cohérence pour l’auteur mais j’avoue qu’elle ne m’a pas sauté aux yeux ! Je ne mentionnerai pas non plus la misogynie ambiante: l’auteur est connu pour ça.

Au fil de l’histoire, l’horizon s’éclaire un peu : chacun trouve un peu de bonheur avec une femme qui lui convient. Mais ces femmes sont très vite touchées par la maladie et se suicident (oui, les deux…). En gros, c’est plutôt déprimant… si vous avez besoin de joie de vivre et de légèreté, oubliez tout de suite.

Mais le pompon reste quand même l’épilogue… après une histoire plutôt basée sur le passé récent, on se retrouve soudainement projeté dans un avenir de science fiction totalement hors sujet ! Si encore certains éléments du récit avaient semé les graines amenant à cette fin surprenante, j’aurais pu comprendre cette conclusion, aussi surprenante et incongrue soit elle… mais là, franchement, je ne vois pas !

Bref, j’ai lu Houellebecq… jusqu’au bout ! Et, pendant 3 semaines, j’ai dormi beaucoup plus tôt que d’habitude ! Alors, rien que pour ça (je dirait même SEULEMENT pour ça), je ne regrette pas !

wondermaman