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Ma critique de World War Z

© Paramount Pictures

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Je suis fan de film d’horreur et les zombies et bien j’adore ! (oui je pense à consulter). Donc on peut dire que niveau morts-vivants j’ai une certaine expérience… en tout cas cinématographique et littéraire 😉 Donc quand j’ai vu la bande-annonce de WWZ, je me suis dit « tiens, pourquoi pas ! ».

Au niveau rythme ça a l’air de se tenir, je suis surtout impressionnée par les images de zombies agglutinés les uns aux autres façon fourmillière pour passer par dessus des murs. Je n’ai jamais vu ça. Et les affiches placardées dans le métro me scotchent. Ils ont fait plusieurs versions de l’affiche pour différentes villes : New York, Londres ou encore Paris. Tu sens une vraie peur (tout en sachant que ce n’est que de la fiction) et plein de questions se sont bousculées dans ma tête : mais d’où vient ce comportement ? Sont-ils intelligents ? (bon ils utiliseraient plutôt des échelles) ou s’agit-il d’un fonctionnement de groupe avec conscience commune comme pour les fourmis ? (oui j’aime beaucoup Werber aussi :).

Le truc qui m’a fait tiquer c’est que le « héros » est interprété par Brad Pitt. Et là tout de suite ça casse l’ambiance. Il n’est pas habitué aux films de genre. Il a l’air trop propre sur lui. Ça va être un film hollywoodien à deux balles… Zut !

© Paramount Pictures France

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World War Z
Date de sortie : 3 juillet 2013
Durée : 1 h 56
Film américain réalisé par Marc Forster avec Brad Pitt, Mireille Enos, Elyes Gabel.

Résumé du film : Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos…
Les gens s’en prennent violemment les uns aux autres et un virus mortel semble se propager. Les êtres les plus pacifiques deviennent de redoutables ennemis. Or, les origines du fléau demeurent inconnues et le nombre de personnes infectées s’accroît tous les jours de manière exponentielle : on parle désormais de pandémie. Lorsque des hordes d’humains contaminés écrasent les armées de la planète et renversent les gouvernements les uns après les autres, Lane n’a d’autre choix que de reprendre du service pour protéger sa famille : il s’engage alors dans une quête effrénée à travers le monde pour identifier l’origine de cette menace et trouver un moyen d’enrayer sa propagation…

Bon je lui laisse sa chance et regarde les premiers avis basés sur la bande-annonce… Et là c’est le déluge de critiques ! Apparemment le film est inspiré d’un bouquin du même nom et juste en voyant la BA, les fans sont méga déçus. Je me dis « Ouaih c’est bien ce que je pensais Hollywood a encore tout édulcoré ! « . Re zut ! Et je décide d’en rester là…

Et puis un jour, après une séance de ciné au MK2 bibliothèque à Paris (mon 2e cinoche préféré après UGC Bercy à Paris) qui comporte une boutique merchandising, je tombe sur un coffret pas cher WWZ avec le livre de Max Brooks + des goodies. Et vraiment pas cher (- de 9 e) ! Je me dis aller tentons le coup comme ça je verrais si je suis d’accord avec les fans de la première heure.
Couv Livre World War Z

Je pars une semaine en vacances dans les landes avec 3-4 bouquins. Sachant que c’est sur la plage et dans le train que je lis le plus. Et finis par débuter le fameux WWZ. Ce que j’apprécie est qu’il est divisé en chapitres très courts. Ce qui permet de s’arrêter facilement sans perdre le fil. A un moment on est au Japon, puis aux Usa etc… En fait il s’agit d’un recueil de témoignages sur l’invasion zombie décrite par un observateur de l’ONU. Et c’est plutôt bien fichu ! L’auteur se pose vraiment plein de questions et même si les parties sur les armes utilisées et les stratégies militaires me barbent un peu, je reconnais qu’il a fait de sacrées recherches et qu’on apprend beaucoup de choses. On est réellement immergé dans ce que pourraient être le monde et les réactions des différents pays en cas d’attaque zombie.

C’est si passionnant qu’en une semaine j’ai avalé les 544 pages sans m’en rendre compte. Il aborde des points réellement nouveaux comme : comment survivre en hiver quand on a dû quitter les villes et que tous les magasins ont été pillés ? La question de la solidarité aussi qui fluctue au fur et à mesure que le conflit s’envenime. Faut-il obéir aveuglement aux ordres de ses chefs militaires au risque d’être fusillé dans le cas contraire même si on sait pertinemment que leurs décisions sont mauvaises ? Mais aussi : comment après être devenu un tueur de zombie peut-on se réinsérer dans la société nouvelle (un peu comme les anciens combattants après les guerres) ? Bref, bluffée la fille !

© Paramount Pictures

© Paramount Pictures

Il ne reste plus qu’à regarder le film et comparer … Je vais à une séance 3D et me rend rapidement compte que oui le film n’a rien à voir avec le bouquin. Alors que dans le bouquin, l’observateur de l’ONU se contente de recueillir des témoignages à travers le monde, dans le film on sait tout de la vie de Brad Pitt et l’intrigue tourne autour de lui. Il a une famille à protéger et c’est pourquoi il accepte de parcourir le monde pour trouver une solution au problème Zombie. La vitesse de contamination diffère, de même que le niveau de contagion voire une possible immunité, la « solution »  trouvée est aussi différente.
Je décide donc de prendre ce film pour une très très libre inspiration du bouquin et, pris comme ça, c’est plutôt sympa.

La femme de Brad Pitt a des réactions vraiment sympas au début du film. C’est pas un pot de fleurs comme on pourrait s’y attendre. Il y a quelques bons rebondissements inattendus (cf le super chercheur après l’atterrissage de l’avion) et d’autres scènes limite ridicules (cf les vélos). Le début est vraiment hyper vif. On est dans la tension mais ça s’essouffle malheureusement.

Je l’ai vu en 3D et ça reste intéressant pour quelques scènes mais ce n’est clairement pas indispensable ! Il y a quelques bonnes idées. Les gens ne sont pas parfaits et parfois agissent vraiment sans réfléchir (cf la scène à Jérusalem) et ça ça change !

© Paramount Pictures

© Paramount Pictures

Par contre, comme c’est bien hollywoodien et pour rester grand public, ils ont décidé de censurer tout les scènes gore. Au dernier moment la caméra bouge et on ne voit rien !!!  Bon pour la fin j’avoue c’est assez facile voire idiot. Je vous fais l’impasse sur le gros placement de produit avec Brad Pitt qui boit un pepsi® dans la dernière demie-heure. Franchement j’ai limite rigolé tellement c’était gros. Mais grosso modo c’était pas mal. Il manque plein de choses super intéressantes développées dans le bouquin ( la survie en hiver, plus de pays visités, les scènes de guerre, l’origine plus détaillée de la contamination, le retour à la civilisation etc…)

Mais ça reste un bon divertissement que je recommande ! Le gros plus est que pour une fois les zombies ne se traînent pas lamentablement mais qu’ils courent comme des « malades » et là c’est funny ! Et alors qu’on attendait vraiment pas Brad Pitt dans ce rôle au final c’est son film qui a rapporté le plus d’argent : plus de 50O millions de dollars de recettes dans le monde! Comme quoi il n’y a pas que moi qui aime les zombies 😉

(finalement je vais la repousser cette consultation !)

Note : 4 / 5

Supernana

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Séries Mania # 2 : Hannibal

© Gaumont International Television

© Gaumont International Television

Mardi j’arrive à 20 h 50 pour ma première projection dans le cadre du festival Séries Mania : « Hannibal ». La série est diffusée dans la plus grande salle. Elle n’est pas complètement remplie… mais quand même ! Arrivée juste 10 minutes avant la séance je me retrouve devant l’écran sur un des côtés de la salle, je suis bonne pour un torticolis pendant la projection. Peu importe je regarderai la série de diagonale et alors !

Le speech :

Hannibal, série américaine, de Thomas Harris et Bryan Fuller, avec Hugh Dancy, Mads Mikkelsen, Caroline Dhavernas, Laurence Fishburne
Cette nouvelle série de Bryan Fuller (Pushing Daisies) revient sur les années de jeunesse en tant que psychiatre du célèbre serial killer Hannibal Lecter – interprété ici par le charismatique danois Mads Mikkelsen – et sur sa relation fascinante avec le jeune profiler du FBI Will Graham. Portée par une esthétique de la mort raffinée et perturbante, cette série est sans conteste l’une des plus attendues de l’année.

Ce que j’en ai pensé :

J’étais super impatiente car j’en avais beaucoup entendu parlé. Et surtout l’énigmatique Mads Mikkelsen y reprend le rôle du célèbre Hannibal Lecter, le psychiatre cannibale. Je suis devenue une grande fidèle de cet acteur depuis que je l’ai vu crever l’écran dans « la Chasse » (que je ne saurai trop vous recommander malgré le sujet délicat qu’il aborde : un homme travaillant dans une école maternelle est accusé de pédophilie et voit son monde s’écrouler). Déjà fan des films avec Anthony Hopkins, je savais que le défi était difficile à relever. La série est présenté par Léo Soesanto, journaliste aux Inrockuptibles, qui visiblement est aussi fan que moi. Il nous prévient que la série est hyperviolente. (Pff même pas peur !) Mais digne héritière des films (ouf!)

Chutttt ! Le noir se fait. Ça commence… Je trouve que la psychologie des personnages est très bien travaillée. (J’adore ça dans les séries, films et livres) On ne voit pas les crimes être commis mais on constate le résultat et c’est vrai que ce n’est pas beau à voir ! L’épisode 2 en particulier est particulièrement gore (il y est question de champignons je n’en dirais pas plus…) Ce qui est intéressant aussi c’est que les criminels ont des motifs presque compréhensibles et ne font pas ça juste pour faire du mal… A chaque épisode, un nouveau tueur en série est poursuivi. Pendant ce temps là les personnages principaux évoluent.

© Gaumont International Television

Mads Mikkelsen revêt un masque de cire et reste imperméable à toute émotion mais on voit bien que dans sa tête ça gamberge. Il s’amuse vraiment à « aiguiller»  le FBI sur une piste (bonne ou mauvaise). A l’opposé le consultant du FBI Will Graham (interprété par Edward Norton dans le film « Dragon Rouge ») est une vraie éponge à sentiments et limite autiste. Il entre littéralement dans la peau des tueurs et vit leurs meurtres jusqu’à se perdre lui-même. Le face-à-face entre les deux personnages est passionnant et après les 2 premiers épisodes j’ai hâte de voir la suite !

Moments « humour » : régulièrement on voit le Dr Lecter se préparer un bon petit plat et le déguster avec délectation. Steak de bœuf ou bifteck de jolie blonde le doute persiste et c’est d’autant plus intéressant quand il invite les agents du FBI à dîner… A suivre donc !

Ma note : 4,5/5

Supernana